La divination des démons

 

Un jour que Saint Augustin discutait de la science divinatoire des païens avec des laïques, le sujet lui inspira cet écrit :

 

« De La Divination Des Démons »

de Saint Augustin d’Hippone 

 


Résumé


« Dieu permet que les démons devinent, et qu'il leur soit rendu un certain culte : mais il ne suit pas de là que ces divinations et ce culte soient dans l'ordre. »

 

La discussion traitait de la divination des démons : une personne avait en effet fait la juste prédiction de la destruction du temple de Sérapis, qui eu lieu à Alexandrie.

Saint Augustin affirme alors que les démons peuvent tout à fait prédire l’avenir et l’annoncer car Dieu le leur permet.

Pour autant, leur pratique divinatoire reste un mal, car comme Dieu permet des injustices comme les homicides, le viol, les adultères, les vols, ils n’en restent pas moins que les coupables seront punis par la justice divine.  

 

« D'où viennent les divinations des démons. » (Chap. 3)

 

« Telle est la nature des démons, que leur corps aérien jouit d'une sensibilité bien supérieure à celle des corps terrestres ; et que ce même corps aérien est doué d'une si grande facilité de mouvement, que sa rapidité non-seulement surpasse celle des hommes et des animaux sauvages, mais qu'elle l'emporte incomparablement sur le vol des oiseaux mêmes. Grâce à ces deux facultés inhérentes à ce corps aérien, c'est-à-dire, grâce à ces sens plus exquis et à ces mouvements plus rapides, ils savent avant nous bien des choses qu'ils prédisent ou révèlent, au grand étonnement des hommes, dont le sens tout terrestre est bien plus alourdi.

Ajoutez que les démons, à la faveur de la durée si longue de leur vie toujours persévérante, ont acquis l'expérience des choses; bien plus que ne peuvent la posséder les humains dont la vie est si courte.

Aidés de ces forces propres à la nature de leur corps aérien, les démons non-seulement prédisent plusieurs événements futurs, mais ils opèrent maintes œuvres merveilleuses.

 

Et comme les humains sont incapables de telles prédictions et de telles opérations, il se voit des gens qui regardent les démons comme dignes d'être servis, et de recevoir même les honneurs divins ; et ces gens obéissent surtout à l'instigation de ce vice de la curiosité qui leur fait aimer un bonheur faux et terrestre et une supériorité mondaine. »

 

Saint Augustin ajoute que les animaux ont beau avoir des sens bien plus aiguisés que les nôtres

(et ces capacités leur donne des connaissances qui dépassent celle des hommes)

pour autant cela ne leur donne aucune supériorité véritable sur l’homme.

 

Pour Saint Augustin, les corps aériens des démons leur donnent les capacités les plus vives, dont la vitesse des corps, sans que jamais ces capacités puissent avoir plus de valeur que la raison humaine.

Ainsi, une jeune personne honnête mais  ignorante ne devrait en aucun cas se sentir inférieure en valeur à une une vieille personne perverse mais savante.

Car l’habileté et l’intelligence peuvent aussi être l’apanage

« d’individus pervers et misérables »  

 

« Bien que les démons fassent certaines choses étonnantes, il faut les mépriser » (Chap. 4)

 

« Les démons ne se contentent pas de prédire quelques faits à venir (…) ils opèrent encore certains actes étonnants, grâce sans doute à la perfection de leur corps »

tandis que les hommes justes conserveront toujours

« la supériorité de leurs vertus ».

 

« Combien donc de merveilles, et plus difficiles et plus étonnantes, les démons pourront-ils exécuter par la force et par la souplesse du plus subtil des corps, je veux dire, de leur substance aérienne ; bien que la dépravation de leur volonté et surtout leur étalage d'orgueil et la noirceur de leur jalousie les constituent toujours esprits impurs et immondes !

Il serait trop long de démontrer quelle puissance cet air, cause de leur force corporelle, possède pour agir invisiblement sur maintes choses visibles, pour les mouvoir, les changer, les bouleverser.

Je pense, d'ailleurs, qu'après un instant de réflexion, il est facile de se l'imaginer. »

 


D’où vient que les démons annoncent l’avenir (Chap.5)

 

"Les choses étant ainsi, il faut savoir tout d'abord, en cette question de la divination par les démons, que le plus souvent ils prédisent ce qu'eux-mêmes doivent faire.

Car souvent ils reçoivent le pouvoir d'envoyer les maladies, de rendre l'air malsain en l'infectant, de conseiller le mal aux hommes déjà pervertis ou trop amis des avantages terrestres, et dont les tristes mœurs leur donnent la certitude d'un consentement absolu à leurs perfides conseils.

 

Et ces suggestions, ils les produisent par mille procédés aussi étonnants qu'invisibles, en pénétrant par leurs corps si subtils dans les corps des hommes qui ne s'en doutent point, en se mêlant à leurs pensées par des images et des fantômes dans l'état de veille ou dans le sommeil.

Quelquefois aussi leur prédiction n'a pas pour objet ce qu'ils font eux-mêmes, mais ce dont ils présagent l'avenir d'après certains signes naturels, signes que nos sens humains ne peuvent percevoir.

 

Démon Incube

"Incubus" par Charles Walker

(1870)

 

On ne regardera pas comme un devin, par exemple, le médecin qui prévoit certains faits que ne voit point d'avance l'homme étranger à son art.

Or, faut-il s'étonner que comme le médecin prévoit d'après une perturbation ou d'après une amélioration du tempérament humain, notre santé à venir, bonne ou mauvaise; ainsi le démon, d'après certaine disposition ou règle de l'air qu'il connaît, lui, et qui nous échappe, prévoie les variations du temps?

Parfois même, les démons apprennent très-facilement les dispositions intimes des hommes, non-seulement quand notre langue les déclare, mais même quand notre pensée les a simplement conçues, si toutefois certains signes de notre corps les ont exprimées et trahies hors de notre esprit.

De là, bien des prédictions de choses à venir, étonnantes pour d'autres personnes qui ne connaissent pas ces dispositions secrètes.

En effet, comme un mouvement trop vif de notre âme se reflète sur notre visage, de façon que nos semblables reconnaîtront à ces traits extérieurs ce qui se passe en notre intérieur; ainsi ne doit-il pas paraître incroyable que des pensées même plus calmes donnent sur notre corps certains signes que le sens moins délicat des hommes ne peut saisir, tandis qu'il peut l'être par le sens bien plus pénétrant des démons. »

 

 

Le plus souvent, les démons sont trompés et trompeurs (Chap. 6)

 

« Avec cette faculté si puissante, les démons font quelques prédictions, sans jamais approcher, même de loin, de cette hauteur prophétique à laquelle Dieu élève ses saints anges et ses prophètes.

Car si les malins esprits annoncent d'avance quelque chose des desseins de Dieu, c'est qu'ils l'ont entendu pour l'annoncer ; et quand ils prédisent ainsi ce qu'ils entendent par cette voie, ils ne sont ni trompés ni trompeurs, puisque les oracles angéliques ou prophétiques sont infaillibles. (…) Ne voyons-nous pas, dans la société, les hommes pervers aussi bien que les justes célébrer les maximes de la saine morale?

(…) Dans leurs autres prédictions, au contraire, les démons, la plupart du temps, sont trompés et trompeurs. Ils sont trompés, parce qu'au moment où ils révèlent leurs intentions, un ordre imprévu part d'en-haut qui bouleverse tous leurs desseins. »

Car ils ne sont que des subalternes, et leurs desseins sont soumis aux pouvoirs divins qui sont hors de leur portée.

Les démons « même avec une sagacité et une pénétration beaucoup plus habiles et plus subtiles, puisque leur nature jouit de sens plus fins et plus exercés, ils prédisent certains événements d'après la science de leurs causes naturelles; ces événements, en effet, sont changés d'une façon soudaine et imprévue et subissent une disposition nouvelle et inconnue aux démons, par le ministère des anges, pieux serviteurs du Dieu suprême.

Ainsi un accident extérieur vient frapper de mort un malade auquel un médecin avait promis la vie, d'après certains symptômes antérieurs et vraiment favorables.

Ainsi encore, prévoyant l'état de l'atmosphère, quelque navigateur avait pu prédire une longue durée à ce vent d'orage auquel Notre-Seigneur, embarqué avec ses disciples, commanda de s'apaiser, « et un grand calme régna sur-le-champ » (Matt. VIII, 26).

(…) D'autre part, les démons nous trompent aussi, pour le seul plaisir de tromper, et par cet esprit d'envie qui les fait se réjouir de nos erreurs. Mais pour ne pas perdre auprès de leurs sectaires leur crédit et leur autorité, ils font en sorte que la faute, quand ils sont trompés ou qu'ils ont menti, soit attribuée à leurs interprètes et à ceux qui font métier de conjecturer d'après leurs signes. »



Pourquoi les démons tantôt se taisent sur leurs propres malheurs, et tantôt les publient (Chap. 7)


Parfois les démons sont chassés « des lieux mêmes de leur domaine, afin que sur les choses sujettes jusqu'alors à leur empire et servant à leur culte, désormais s'accomplisse la volonté de Dieu » tandis que cet événement était déjà prédit depuis longtemps par ses prophètes.


"Or, pourquoi le démon n'aurait-il pas eu la permission de prédire un coup dont il se savait déjà menacé?

En effet cette prédiction de sa ruine était attestée par les Prophètes qui l'avaient écrite tout au long ; Dieu d'ailleurs, donnait à pressentir aux hommes sages en leur recommandant de se garer des fourberies des démons et de fuir leur culte.


Ces malins esprits, après avoir, pendant de longs siècles, gardé le silence dans leurs temples sur des faits dont ils ne pouvaient ignorer la prédiction par les Prophètes comprirent leur prochain accomplissement et voulurent se donner l'air de les prédire, de peur de passer pour des ignorants et des vaincus.

Cette ruine avait donc été depuis longtemps et prédite et écrite; et pour n'en point donner d'autres preuves, je ne citerai que ces paroles du prophète Sophronie :

« Dieu prévaudra contre eux, il exterminera tous les dieux des nations de la terre, et lui-même sera adoré par chacun dans son pays, par toutes les îles des nations »

(Sophonie 2, 1)"

 

Saint Augustin remet en cause la validité des oracles des démons, notamment sur le fait qu’ils se gardent de d’attaquer nominativement le Dieu d’Israël. Leur négation sur ce sujet est hardie, car aucun ne lui refuse le titre de Dieu véritable.

 

Or ce Dieu véritable « les a traités de divinités fausses qu'on doit abandonner; temples, idoles, culte, il veut, par ses vrais devins, c'est-à-dire par ses Prophètes, que tout s'écroule; son arrêt publiquement l'a prédit; sa puissance publiquement l'a commandé ; sa vérité publiquement l'a accompli. (...)»

 

Les prophètes ont prédit que le culte des démons disparaîtrait pour faire place au culte d’un seul Dieu (Chap. 6)

 

« Le Seigneur prévaudra contre eux, est-il dit;

il exterminera les dieux des nations de la terre,

et c'est lui qui sera adoré par chacun dans son pays,

par toutes les îles des nations ».

(Sophon. II, 1)

 

« La terre dans toute son étendue se souviendra de ces choses et se convertira au Seigneur ; et tous les peuples différents des nations seront dans l'adoration en sa présence, parce que la vraie, royauté appartient au Seigneur;

à lui reviendra l'empire sur toutes les nations ».

(Psal. XXI, 28-29,17-19)

 

Jésus Christ lui-même avait annoncé sa Passion à venir.

Saint Augustin écrit  « Ils ont percé mes mains et mes pieds ; ils ont compté tous mes os; ils se sont plu à me regarder et à me contempler; ils ont partagé mes vêtements entre eux, et ils ont jeté ma robe au sort », presque aussitôt après ces plaintes, le Seigneur ajoute les paroles que j'ai citées :

« La terre dans toute son étendue se souviendra de ces choses et se convertira ».

 

D'ailleurs, le texte que j'ai cité en premier lieu, où vous lisez : « Le Seigneur prévaudra contre eux, il exterminera tous les dieux de la terre », ce texte, parce seul mot « il prévaudra », est déjà une prophétie d'un double fait, à savoir : des combats que les païens devaient livrer à l'Eglise, de ces persécutions à outrance contre le nom chrétien, pour l'effacer entièrement de ce monde, s'il eût été possible;  puis de la victoire que le Seigneur remporterait sur eux par la patience de ses martyrs et la grandeur des miracles qui amèneraient enfin tous les peuples à la vraie foi. C'est le sens de l'expression : « Le  Seigneur prévaudra contre eux ».

Il ne serait point dit que Dieu dût prévaloir contre eux, si eux-mêmes n'avaient pas dû lui résister en l'attaquant.

 

Aussi le Psalmiste l'avait ainsi prophétisé :

« Pourquoi les nations ont-elles frémi, et pourquoi les peuples ont-ils formé de vains complots ?

Les rois de la terre se sont levés, et les princes se sont assemblés contre le Seigneur et contre son Christ ».

 

Mais il ajoute bientôt :

« Le Seigneur m'a dit : Vous êtes mon fils; je vous ai engendré aujourd'hui. Demandez-moi, et je vous donnerai les nations pour votre héritage et j'étendrai votre empire jusqu'aux extrémités de la terre ».

 

C'est ce qui dictait déjà les paroles précitées d'un autre psaume :

« La terre dans toute son étendue se souviendra de ces choses et se convertira au Seigneur ».

(Psal. II, 1, 2, 7)

 

Ces prophéties majestueuses annonçaient évidemment un fait réalisé par Jésus-Christ, à savoir, que le Dieu d'Israël, par nous reconnu comme le seul vrai Dieu, serait honoré bientôt non pas seulement dans cette unique nation qui s'est appelée Israël, mais par tous les peuples, et que tous les faux dieux des nations seraient par lui arrachés et de leurs temples, et des cœurs mêmes de leurs adorateurs."

 


Déesse mésopotamienne de la Nuit "Lilitu"

British Muséum

elle est un des nombreux exemples de divinités oubliées

 

 

Les tristes restes des païens vantent en  vain leur science et leur sagesse (Chap.5)

 

« Qu'ils viennent maintenant, ces vaincus; et qu'en face de la religion chrétienne et contre le culte du vrai Dieu, ils osent batailler encore en faveur de vieilleries puériles, afin de périr sans doute avec quelque bruit.

Car le psaume leur prédit encore ce sort misérable, et voici les paroles du Prophète :

 

« Vous vous êtes assis sur votre trône, vous a qui jugez selon la justice. Vous avez condamné les nations, et l'impie a péri ; vous avez effacé leur nom pour toute l'éternité et pour les siècles des siècles. Les armes de l'ennemi ont perdu leur force pour toujours et vous avez détruit leurs villes. Leur mémoire a péri avec grand bruit; mais le Seigneur demeure éternellement

(Ps. IX, 5-8.) ».

 

Il faut absolument que tout cela s'accomplisse ; et si ce petit nombre d'ennemis qui survivent osent encore vanter leurs doctrines gonflées de vent, et se moquer des chrétiens comme d'ignorants inhabiles, nous ne devons pas être surpris de cette accusation, puisque nous y voyons se réaliser une prophétie de plus. »

 

  
Sources : 

« Sur la divination des démons » Saint Augustin, Traduction de M. l'abbé COLLERY, OEUVRES  COMPLÈTES DE SAINT AUGUSTIN, traduites pour la première fois en français sous la direction de M. Raulx, Tome XII, p. 270-279. BAR-LE-DUC, 1866. 

 

Disponible sur : http://www.abbaye-saint-benoit.ch/saints/augustin/divination/index.htm

 

  

Quand la divination des démons prend des allures de malédictions :


Epicure a été l’un des rares philosophes grecs à rejeter la divination, car les païens dans leur globalité croyaient en une fatalité indéfectible (destin se dit "fatum" en latin). 

Les divinations païennes prenaient souvent des allures de malédictions : les oracles étaient souvent obscurs et compris qu'après les événements.

Il en est souvent de même avec les divinations des chamans, médiums, voyants, etc. Quel intérêt dés lors de savoir quelque chose qui ne nous aidera par à conjurer le sort ? 


On peut citer la célèbre pièce de Sophocle "Œdipe Roi" qui traite du sujet.

Le héro apprend par une prophétesse : "Tu tueras ton père et tu épouseras ta mère".

Cette prophétie est plus une malédiction qu'un avertissement, car c'est en cherchant à ne pas la réaliser, qu'il fuit ses parents adoptifs (il ne savait pas qu'il était adopté) et la réalise.

Il rencontre ensuite sur les routes un inconnu qu'il tue (son père de sang) puis délivre un ville de la "sphinge", ce qui lui donne des droits de mariage sur la veuve souveraine de la ville (sa mère de sang). Lorsqu'il se rend compte que la prédiction s'est accomplie, il devient fou de douleur, et se crève les yeux.


Œdipe Roi dans le film de Pasolini  

"Edipo Re"

(1967)

Or si Œdipe n'avait donné aucun crédit à cette prophétesse, elle n'aurait eu aucun pouvoir sur lui, et sur son destin. Et surtout cette prédiction ne serait jamais réalisée : car consulter un voyant, c'est lui permettre d'interférer sur son destin.

 

On peut opposer à cette pièce que c'est une fiction, mais c'est pourtant bien ce genre de tour que jouaient les démons aux hommes qui leur faisaient confiance.

On connait l'histoire vraie de Crésus, un roi puissant dont les richesses ont inspirées l’expression, « riche comme Crésus ».

 

Grand conquérant, il alla un jour à Delphes consulter la Pythie, oracle d'Apollon, pour savoir s'il serait vainqueur d'une guerre qui l'opposerait aux Perses. L'oracle répondit : « Si Crésus traverse l'Halys, il détruira un grand empire ». Confiant, Crésus partit donc en guerre pensant réduire en cendres le royaume Perse. Mais contrairement à toute attente, son armée fut vaincue et Crésus fait prisonnier.

Convaincu qu'Apollon s'était trompé, Crésus envoya un messager pour protester contre la Pythie.


Oracle de la Pythie de Delphes

par Erica Guilane Nachez


À son retour, le messager annonça à son souverain ce qu'on lui avait dit à Delphes : la Pythie ne s'était pas trompée et la prophétie s'était bien réalisée : Crésus avait mal interprété les paroles de l'oracle. La prédiction de la destruction d’un empire concernait son empire et non la Perse.

Après avoir encouragé un homme à la guerre, un peu facile non ?

 

Hérodote écrivait "Le sort est fatal, le fuir est impossible même à un Dieu". Les hommes de l'antiquité concevaient en effet leur avenir comme soumis au sort de la fatalité.


La pensée chrétienne combat cette idée de fatalité et de résignation : chaque homme est responsable de ses actes. Un criminel ne serait pas responsable d’un crime parce qu’il était de toute façon prédestiné à le faire ?

Non car le libre arbitre est total.

Saint Augustin écrit « Dieu a conféré à sa créature, avec le libre arbitre, la capacité de mal agir et, par là même, la responsabilité du péché ».

 

La providence divine qui régit le monde ne soustrait pas l’homme de ses responsabilités. Saint Thomas d’Aquin écrit dans « Somme théologique »

«  L’homme possède le libre arbitre, ou alors les conseils, les exhortations, les préceptes, les interdictions, les récompenses et les châtiments seraient vains. »

 

 

« Le destin n'est pas une question de chance, c'est une question de choix »

Jeremy Kitson

 

 

 

 

 

Partagez votre site

Toutes les prophéties
Toutes les prophéties